Position du Bureau Européen des Unions de Consommateurs (BEUC) sur l'autodiscipline en publicité

Résumé du document « autodiscipline en publicité comme instrument des politiques publiques », Jim Murray, Directeur du BEUC, Bruxelles 19/10/2005


Résumé effectué par Jean-Christophe Vandevelde (R.A.P.)
Le document est disponible sur le site du BEUC


Il est nécessaire de faire la différence entre l'autodiscipline en tant qu'initiative purement privée, qui doit être encouragée, et l'autodiscipline promue en tant qu'instrument des politiques publiques et vantée comme supérieure aux autres instruments comme la loi.

Il convient d'être critique vis-à-vis de la vision communément propagée par les professionnels mais aussi par les instances européennes, notamment la Commission, de l'autodiscipline comme instrument "de plus en plus largement considéré comme plus efficace, plus rapide que les instruments légaux". Il convient de se demander « qui » considère cela et selon quels critères. Ce qu'en pensent les associations de consommateurs est la plupart du temps passé sous silence. Une série de problèmes concernant l'autodiscipline ont été soulevés par les associations de consommateurs membres du BEUC :

Enfin, une question majeure concernant l'autodiscipline consiste à savoir comment mesurer la pertinence (ou l'éventuelle supériorité) d'un système d'autodiscipline.

Une base acceptable pour définir des critères précis serait la référence aux quatre grands principes qui guident l'action des associations de consommateurs au niveau européen et qui sont regroupés sous le nom de "Déclaration de Lund" établie en 2001. Les acteurs les mieux à même d'évaluer l'autodiscipline selon les critères définis sont les pouvoirs publics, les plus légitimes à faire entendre l'intérêt général.